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vendredi 23 décembre 2016

[CHRONIQUE #6] La Passe-Miroir - Tome 1 : Les Fiancés de L'Hiver // Christelle Dabos

               Une aventure pleine de rebondissements dans un cadre imaginaire recherché                 




Auteur : Christelle Dabos ||
Date de parution : 2013 ||
Édition : Gallimard Jeunesse ||
Genre : Jeunesse | Fantasy ||
Pages : 519 ||
Prix : 18,00€ ||


"Résignée ? Pour être résignée, il faut accepter une situation, et pour accepter une situation, il faut comprendre le pourquoi du comment. Ophélie, elle, ne comprenait rien à rien. Quelques heures auparavant, elle ne se savait pas encore fiancée. Elle avait l'impression d'aller au-devant d'un précipice, de ne plus s'appartenir du tout. Quand elle risquait une pensée vers l'avenir, c'était l'inconnu à perte de vue. Abasourdie, incrédule, prise de vertiges, ça oui, elle l'était, comme un patient à qui l'on vient de diagnostiquer une maladie incurable. Mais elle n'était pas résignée. "





"Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. A quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel."



"On peut aimer d'un seul regard. D'ailleurs, on ne s'aime jamais si bien que quand on se connait fort mal."

     On ne compte plus le nombre de personnes qui ont lu et adoré le premier tome de La Passe-Miroir, que ce soit les bloggeurs, les youtubeurs ou même nos proches tout le monde semble avoir eu un énorme coup de cœur pour le premier roman de Christelle Dabos. Cependant si je suis une lectrice qui se laisse facilement emportée dans une histoire, j'ai tendance à mettre la barre trop haute pour les romans qui connaissent un succès fulgurant comme ce fut le cas pour Les Fiancés de L'Hiver. 
Ce roman était donc dans ma wish-list depuis un long moment et j'ai eu la surprise de le recevoir en cadeau à Noël dernier. Après quelques hésitations j'ai décidé de le garder pour le Cold Winter Challenge de cette année et ce livre constitue donc ma seconde lecture du challenge qui se terminera le 31 janvier 2017. 

     Christelle Dabos nous emmène, dans ce roman, dans un univers imaginaire très particulier. En effet le monde tel que nous le connaissons à été séparé en plusieurs fragments sur lesquels vivent différents clans plus ou moins éloignés ; chacun de ces clans dispose d'un pouvoir particulier partager par la plupart des membres. Nous suivons tout au long du roman le personnage d'Ophélie qui est une habitante de l'arche (un des fragments) d'Anima et qui a des pouvoirs de liseuse ce qui signifie qu'elle peut lire le passé des objets grâce au touché. Mais Ophélie à un autre particularité : elle peut traverser les miroirs et donc se déplacer d'un endroit à un autre grâce à eux. 
Très vite dans le roman, Ophélie se retrouve fiancée à un certain Thorn qui s'avère être un homme d'une très grande taille qui ne lui adresse pas le moindre regard ou le moindre mot. En plus d'être très réservé et peu éloquent, Thorn vit sur une autre arche que celle où à grandi Ophélie. Elle se retrouve donc condamnée à quitter sa famille et sa maison pour se rendre à la Citacielle qui se trouve être située au Nord et donc dans le grand froid. Ophélie va tenter de s'intégrer dans une société où les mœurs sont si particulières et où elle apprendra bien vite qu'elle ne peut se fier à personne. 

      Si les deux personnages du roman sont très particuliers et très éloignés de ce que l'on a l'habitude de retrouver dans la littérature jeunesse, ils n'en sont pas moins inintéressants. 
Je dois avouer avoir eu beaucoup de mal avec le personnage d'Ophélie et ce dès les premières pages du roman. La jeune fille est très réservée, cachée derrière une grosse écharpe et des grandes lunettes. On comprend bien vite qu'elle ne parle jamais ou que ses paroles sont quasiment inaudibles pour ceux à qui elle s'adresse. A ce manque d'éloquence évident s'ajoute son apparence physique qui n'est absolument pas soignée, la rendant aussi désirable qu'un amas de vêtements sales. J'ai vraiment déploré le fait qu'elle soit si négligée et qu'elle ne décide à aucun moment de faire des efforts ! Pour ce qui est de ce que l'auteur fait passer pour du courage avec le sacrifice d'Ophélie pour l'honneur de sa famille et son départ pour la Citacielle, j'ai de mon côté plus perçu ceci comme une résignation de sa part, malgré ce qu'essaie de nous faire croire l'auteur. Mais si le personnage d'Ophélie m'a profondément irrité tout au long de la première partie, j'ai clairement commencé à l'apprécier lors de la deuxième partie. Lorsqu'elle commence enfin à s'assumer et à se poser des questions sur ce qui l'entoure. C'est à partir de ce moment que son courage se révèle enfin et qu'elle devient plus intéressante. 
Si mon avis sur l'héroïne est plus que mitigé, celui que je porte sur Thorn est beaucoup plus homogène. En le rencontrant j'avais peur que son caractère s'avère être celui d'un homme froid qui finirait par tomber éperdument amoureux de sa fiancée avant de la protéger au péril de sa propre vie, mais je fut ravie de constater que ce ne fut en aucun cas ce qui s'est passé. Thorn est un homme qui n'est pas aussi attirant que les personnages masculins qu'on pourrait rencontrer dans la fantasy jeunesse actuelle. S'il n'est pas beau, je lui trouve personnellement un charme dévastateur. Son mutisme et ses manières peu conventionnelles sont les principales raisons de mon enthousiasme à propos des Fiancés de L'Hiver. Même s'il agit la plupart du temps de manière bourrue, il laisse parfois paraître un minimum d'égard vis-à-vis des autres personnages et c'est cette faiblesse imperceptible qui m'a plu chez lui. Néanmoins certains manques de réactions de sa part m'ont parfois irritée, j'aurais aimé quelques réactions plus authentiques de sa part. 
Je tenais également à m'arrêter sur les autres personnages du roman dans leur totalité, ils sont tous très intéressants avec leurs forces et leurs faiblesses et rendent l'histoire plus agréable à lire à partir du moment où ils sont introduits.

     Selon moi, le roman de Christelle Dabos compte deux défauts majeurs : le premier, dont nous avons parlé plus haut, est sans conteste le personnage d'Ophélie dans sa quasi totalité ; le second est, pour moi, la longueur présente à certains passages de l'histoire. Si j'ai bien apprécié ma lecture dans sa globalité j'ai plus d'une fois songé à l'abandonner notamment au début du récit. L'histoire prenait trop longtemps à se mettre en place et les introspections d'Ophélie étaient bien trop présentes sans pour autant être nécessaires à la compréhension de l'histoire ou de son personnage. Le voyage entre Anima et la Citacielle dure, par exemple, plusieurs chapitres et semble durer des mois alors qu'il ne s'y déroule rien de bien important. Je pourrais sans doute continuer à citer des exemples de longueurs comme celle-ci pendant de longues lignes mais je préfère retenir les points positifs de ce premier tome. 
L'atmosphère qui règne à la Citacielle est un de ces points positifs qui font du roman une perle de la littérature jeunesse et c'est une des choses qui 'a permis de comprendre la raison pour laquelle tout le monde semble avoir adoré le roman. Si en apparence la Citacielle semble être un lieu de dorures et de richesses ce n'est en réalité qu'une grande illusions dans laquelle tout le monde se complait. Et cette double vision de l'Arche est valable pour le décor mais aussi pour ceux qui y évoluent. Ophélie, dans sa quête de la vérité se retrouve vite en face d'une vérité selon laquelle si tout le monde agit de manière sympathique et avenante envers tout le monde ce n'est en vérité qu'une façade camouflant la méchanceté et la soif du pouvoir qui les ronge au plus profond de leur âme. 
En ce qui concerne l'idée d'ajouter des pouvoirs spécifiques aux différents groupe auxquels appartiennent les personnages j'ai été plus que convaincue. Chaque personnage a conscience de ses pouvoirs et n'hésite pas à s'en servir même si cela peut blesser les personnes sur lesquelles ils en font usage. C'est une idée brillante qui ajoute de la crédibilité à ce monde imaginaire parfaitement dépeint par Christelle Dabos.
Je ne peux décemment pas faire cette critique sans parler de la fin de ce premier tome. J'ai été tenue en haleine quant à l'issue de ce premier tome tout au long de la deuxième partie du roman, allant de révélations en retournements de situations pour arriver à... Une déception. Cette fin est clairement une déception en ce qui me concerne. Certes elle me donne envie de connaître la suite des aventures de Thorn et Ophélie mais elle me laisse perplexe car elle ne pose pas de question supplémentaire que je voudrais voir résolue dans le second tome.

     Je ne m'attarderais pas sur l'écriture de Christelle Dabos que j'ai trouvé très bonne sans être renversante, elle m'a cependant transportée dans ses descriptions qui ont su stimuler mon imagination d'une manière particulièrement active. Je me plongerais dans ses prochains romans avec grand plaisir car sa manière d'écrire rend la lecture très agréable et fluide. 
J'ai également beaucoup apprécié son univers et sa manière de développer les personnages (à l'exception d'Ophélie) qui dévoilent leur histoire personnelle au moment parfait sans vraiment gêner le déroulement du récit. 

     Les Fiancés de L'Hiver est un premier roman prometteur qui a son lot de défauts plus ou moins importants. Je pense qu'il est nécessaire de rester indulgent avec l'auteur qui n'en est qu'à son premier essai, et quel essai ! J'ai été convaincue par la quasi totalité des personnages qui sont très intrigants en dehors d'Ophélie qui m'a irrité toute la première partie du roman comme je l'explique plus haut. J'ai hâte de retourner à la Citacielle qui est une merveille d'univers imaginaire dans le second tome en espérant qu'il me convaincra encore plus que le premier n'a su le faire. 
Si vous recherchez une lecture fantasy tout en restant dans la légèreté d'un roman jeunesse, Les Fiancés de L'Hiver est fait pour vous. Il vous transportera vers un univers imaginaire convainquant plein de détails et de complots qui vous tiendrons en haleine. J'ai de mon côté bien aimé ma lecture même si je n'ai pas eu le coup de cœur auquel je m'attendais. 

Avez-vous lu ce roman ? Ou un autre de l'auteur(e) ? Qu'en avez-vous pensé ? Dites moi tout dans les commentaires !


Bonnes lectures ! xx.

mercredi 21 décembre 2016

[CHRONIQUE #4] Belle // Robin McKinley

                                      Une réécriture de conte magique à la sauce fantasy                                      




Auteur : Robin McKinley ||
Date de parution : 1978 ||
Édition : Mnémos
Genre : Conte | Fantasy ||
Pages : 237 ||
Prix : 17€ ||





"En dépit de ma culture, j'avais toujours vécu à la ville, et j'imaginais le Nord comme une terre peuplée de lutins et de sorciers qui parcouraient la campagne en marmonnant des incantations magiques."





"Belle était loin d'être aussi jolie que ses sœurs. A quoi bon ? Aux soirées mondaines, aux robes somptueuses, elle préférait les chevaux et les auteurs anciens. Quand son père se trouva ruiné,elle en fut réduite à aller avec sa famille habiter une pauvre maison, dans un village au fond des bois. Tous auraient pu vivre ainsi, heureux d'une existence loin du luxe et des lumières de la ville, mais le destin s'acharna une fois encore sur eux. Quand son père revint au foyer avec l'histoire d'un château magique et de la terrible promesse qu'il avait du faire à la Bête qui y vivait, Belle partit de son plein gré affronter le monstre et sa question sans cesse répétée : 'Belle, voulez-vous... ?' Ceci est son histoire... Une histoire d'amour et de rêve."



"Environ quinze jours après mon arrivée, je me réveillai un matin et vis que le soleil paraissait bien pâle à travers ma fenêtre. Je me levai et constatai q'une pluie fine, mais persistante, tombait. Les jardins scintillaient comme des joyaux sous l'eau, et je me dis que j'avais sous les yeux une vision extraordinaire de ce qui pouvait être une cité de sirènes, sous la surface limpide d'un grand lac mystérieux."

    La Belle et la Bête est incontestablement mon Disney et mon conte favoris de tous les temps. J'ai une relation toute particulière avec l'héroïne principale : Belle qui, depuis mon plus jeune âge, a été en quelque sorte mon modèle notamment à cause de sa passion pour la lecture mais aussi pour son courage à toute épreuve. Aussi lorsque j'ai entendu Margaud Liseuse présenter cette réécriture qui paraissait l'avoir tant transportée je n'ai pas patienté longtemps avant de me procurer le roman. Et c'est au premières lueurs de la saison de Noël, alors que les rues commençaient à briller aux lueurs des lumières multicolores si caractéristiques de la période que j'ai choisi de sortir le roman de ma PAL. 
Je dois également souligner que Belle de Robin McKinley est la première réécriture de conte que je lis depuis de nombreuses années, n'ayant toujours pas commencé les Chroniques Lunaires de Marissa Meyer. Aussi mon avis ne sera-t-il pas aussi objectif que celui d'habitués du genre. 

     Dans le roman de Robin Mckinley nous retrouvons Belle, qui est la benjamine d'une fratrie de trois et qui vit avec son père et ses deux sœurs dans une demeure riche située en bord de mer. Belle est la plus petite et la moins jolie des trois filles. Et, bien qu'elle soit issue d'une famille qui a tout à fait sa place dans les grands bals de la région et les somptueuses réceptions elle préfère largement sa culture et ses livres aux fêtes données par ses voisins. Mais cette existence dorée ne dure qu'un temps, très vite dans le roman le père de Belle se retrouve ruiné et la famille est condamnée à déménager dans une maisonnette beaucoup plus rustique que celle où ils avaient longtemps vécus. Bien vite, la région dans laquelle sont installés Belle et sa famille s'avère regorger de secrets et de légendes à propos de fées et de créatures magiques qui vivraient dans la forêt. 
Alors qu'il revient d'un voyage éprouvant, le père de Belle rapporte à sa fille une magnifique rose rouge qu'il affirme avoir rapporté d'un château enchanté où il est condamné à retourner et dont le maitre n'est autre qu'une Bête affreuse. Belle se sacrifie alors au profit de son pauvre père et ainsi commence l'histoire qui liera la Belle et la Bête. 

    Comme je l'ai dit plus haut, je suis très attachée au personnage de Belle aussi j'avais beaucoup d'attentes la concernant en entament le roman de Robin McKinley. Je ne peux pas affirmer avoir été déçue par Belle car elle reprend tous les codes classiques de la personnalité de la jeune héroïne : sa passion pour la lecture, son courage légendaire, sa gentillesse et sa bonté. Ces critères étaient bien sur nécessaires au bon déroulement de l'histoire car c'est grâce à cet altruisme que Belle s'ouvre à la Bête pour découvrir qu'il n'était peut-être pas aussi affreux qu'il en a l'air. Néanmoins il y a une chose qui m'a dérangée chez Belle : c'est sa description physique. L'auteure à fait dans cette réécriture le choix d'enlaidir Belle, celle-ci à en effet dans le roman un teint grisâtre, des yeux communs et des cheveux ternes. Sans oublier les boutons qui lui recouvrent le visage la rendant moins jolie encore que ce qu'elle aurait pu être. De plus, l'héroïne manque cruellement de confiance en elle à ce sujet et ne manque pas une occasion de relever le fait qu'elle ne soit pas jolie à son entourage. J'ai donc trouvé le personnage de Belle très réussi mentalement mais je déplore quelque peu le choix de l'auteure quant à son apparence physique. 
J'ai cependant adoré le personnage de la Bête qui est représenté à la perfection tout au long du roman. On sent sa dureté de caractère forgée, sans doute, par les très nombreuses années qu'il a passé enfermé seul dans son château enchanté à contempler un paysage qui ne changeait jamais et à n'avoir pour seule compagnie que des domestiques invisibles qui parlent une langue inconnue qu'il a du apprendre par lui-même. Mais si son mauvais caractère est la facette de sa personnalité qui nous est présentée en premier temps on découvre au fil des pages une Bête sensible qui ne demande qu'à être compris et apprécié plutôt que fuie. Les costumes majestueux qui étaient décrits au fil des chapitres m'ont parus tous plus beaux les uns que les autres soulignant le côté princier de cette Bête humanisée. J'ai donc énormément apprécié la manière dont l'auteure a choisi de le représenter physiquement également. 

     Si j'ai eu quelques soucis avec certains aspects du personnage de Belle, j'ai tout de même parfaitement retrouvé l'atmosphère à la fois inquiétante et magique du conte de Perrault dans cette réécriture. J'ai particulièrement apprécié le côté fantasy de l'histoire avec les jardins du château et la manière dont l'auteure les a utilisés afin de permettre au lecteur de comprendre la notion du temps et des saisons dans l'univers enchanté de la Bête. Les décors étaient également très travaillés par des descriptions détaillées mais suffisamment courte pour ne pas finir par être ennuyantes et la manière dont ils étaient présentés m'a rappelé l'adaptation de Jean Cocteau que j'affectionne particulièrement.
La relation qui se noue entre la Belle et la Bête au fil des pages apporte aussi le lot d'émotion qu'on attend d'elle. Si on comprend aisément la position de réserve de Belle face à cette Bête qui ne semble avoir rien d'humain, on ne peut s'empêcher d'être intrigué par le personnage de la Bête qui paraît cacher de nombreux secrets.
La fin du roman m'a quelque peu laissée sur ma faim, j'espérais secrètement en découvrir un peu plus sur "l'après transformation" mais l'auteure a choisi de laisser à l'imagination du lecteur le loisir d'imaginer ce que pourrait être la suite de ce roman et de ce conte légendaire. 

     Il y a dans la plume de Robin McKinley quelque chose qui transforme chaque situation apriori banale en quelque chose de somptueux, c'est exactement ce qui s'est produit dans le roman. L'histoire de cette jeune fille rêveuse qui se sacrifie et part vivre dans le château d'une Bête dont elle ne connait rien devient à la fois une grande aventure dans un château qui ferait pâlir Louis XIV de jalousie et en histoire d'amour pouvant rivaliser avec le romantisme de Roméo et Juliette. 
Sa manière d'écrire vous enveloppe peu importe la situation dans laquelle vous vous trouvez, vous serez comme happé dans l'aventure de Belle et concernée par ses interrogations comme si elle émanaient de votre cerveau. 
J'ai donc, vous l'aurez compris, adoré la plume de Robin McKinley et la traduction de grande qualité qui en était faite. Je me replongerais sans doute très vite dans un autre de ses romans. 

     Pour résumer brièvement mon avis à propos de cette réécriture je dirais simplement que j'ai été transportée du début  la fin par la plume de l'auteur et les personnages de qualité qui y sont dépeints malgré un petit bémol concernant Belle. Je vous conseille vivement ce roman si vous êtes comme moi fan de l'univers si particulier qui règne dans le château de la Bête et de la relation qui se construit entre les deux personnages principaux. 
Si vous êtes à la recherche d'une réécriture de qualité du conte de la Belle et la Bête qui modifie certains aspects de l'histoire sans pour autant la dénaturer, Belle est fait pour vous. Pour moi ce fut incontestablement un coup de cœur que je relirais certainement avec les mêmes étoiles dans les yeux.

Avez-vous lu ce roman ? Ou un autre de l'auteur(e) ? Qu'en avez-vous pensé ? Dites moi tout dans les commentaires ! 


Bonnes lectures ! xx.