mercredi 21 décembre 2016

[CHRONIQUE #4] Belle // Robin McKinley

                                      Une réécriture de conte magique à la sauce fantasy                                      




Auteur : Robin McKinley ||
Date de parution : 1978 ||
Édition : Mnémos
Genre : Conte | Fantasy ||
Pages : 237 ||
Prix : 17€ ||





"En dépit de ma culture, j'avais toujours vécu à la ville, et j'imaginais le Nord comme une terre peuplée de lutins et de sorciers qui parcouraient la campagne en marmonnant des incantations magiques."





"Belle était loin d'être aussi jolie que ses sœurs. A quoi bon ? Aux soirées mondaines, aux robes somptueuses, elle préférait les chevaux et les auteurs anciens. Quand son père se trouva ruiné,elle en fut réduite à aller avec sa famille habiter une pauvre maison, dans un village au fond des bois. Tous auraient pu vivre ainsi, heureux d'une existence loin du luxe et des lumières de la ville, mais le destin s'acharna une fois encore sur eux. Quand son père revint au foyer avec l'histoire d'un château magique et de la terrible promesse qu'il avait du faire à la Bête qui y vivait, Belle partit de son plein gré affronter le monstre et sa question sans cesse répétée : 'Belle, voulez-vous... ?' Ceci est son histoire... Une histoire d'amour et de rêve."



"Environ quinze jours après mon arrivée, je me réveillai un matin et vis que le soleil paraissait bien pâle à travers ma fenêtre. Je me levai et constatai q'une pluie fine, mais persistante, tombait. Les jardins scintillaient comme des joyaux sous l'eau, et je me dis que j'avais sous les yeux une vision extraordinaire de ce qui pouvait être une cité de sirènes, sous la surface limpide d'un grand lac mystérieux."

    La Belle et la Bête est incontestablement mon Disney et mon conte favoris de tous les temps. J'ai une relation toute particulière avec l'héroïne principale : Belle qui, depuis mon plus jeune âge, a été en quelque sorte mon modèle notamment à cause de sa passion pour la lecture mais aussi pour son courage à toute épreuve. Aussi lorsque j'ai entendu Margaud Liseuse présenter cette réécriture qui paraissait l'avoir tant transportée je n'ai pas patienté longtemps avant de me procurer le roman. Et c'est au premières lueurs de la saison de Noël, alors que les rues commençaient à briller aux lueurs des lumières multicolores si caractéristiques de la période que j'ai choisi de sortir le roman de ma PAL. 
Je dois également souligner que Belle de Robin McKinley est la première réécriture de conte que je lis depuis de nombreuses années, n'ayant toujours pas commencé les Chroniques Lunaires de Marissa Meyer. Aussi mon avis ne sera-t-il pas aussi objectif que celui d'habitués du genre. 

     Dans le roman de Robin Mckinley nous retrouvons Belle, qui est la benjamine d'une fratrie de trois et qui vit avec son père et ses deux sœurs dans une demeure riche située en bord de mer. Belle est la plus petite et la moins jolie des trois filles. Et, bien qu'elle soit issue d'une famille qui a tout à fait sa place dans les grands bals de la région et les somptueuses réceptions elle préfère largement sa culture et ses livres aux fêtes données par ses voisins. Mais cette existence dorée ne dure qu'un temps, très vite dans le roman le père de Belle se retrouve ruiné et la famille est condamnée à déménager dans une maisonnette beaucoup plus rustique que celle où ils avaient longtemps vécus. Bien vite, la région dans laquelle sont installés Belle et sa famille s'avère regorger de secrets et de légendes à propos de fées et de créatures magiques qui vivraient dans la forêt. 
Alors qu'il revient d'un voyage éprouvant, le père de Belle rapporte à sa fille une magnifique rose rouge qu'il affirme avoir rapporté d'un château enchanté où il est condamné à retourner et dont le maitre n'est autre qu'une Bête affreuse. Belle se sacrifie alors au profit de son pauvre père et ainsi commence l'histoire qui liera la Belle et la Bête. 

    Comme je l'ai dit plus haut, je suis très attachée au personnage de Belle aussi j'avais beaucoup d'attentes la concernant en entament le roman de Robin McKinley. Je ne peux pas affirmer avoir été déçue par Belle car elle reprend tous les codes classiques de la personnalité de la jeune héroïne : sa passion pour la lecture, son courage légendaire, sa gentillesse et sa bonté. Ces critères étaient bien sur nécessaires au bon déroulement de l'histoire car c'est grâce à cet altruisme que Belle s'ouvre à la Bête pour découvrir qu'il n'était peut-être pas aussi affreux qu'il en a l'air. Néanmoins il y a une chose qui m'a dérangée chez Belle : c'est sa description physique. L'auteure à fait dans cette réécriture le choix d'enlaidir Belle, celle-ci à en effet dans le roman un teint grisâtre, des yeux communs et des cheveux ternes. Sans oublier les boutons qui lui recouvrent le visage la rendant moins jolie encore que ce qu'elle aurait pu être. De plus, l'héroïne manque cruellement de confiance en elle à ce sujet et ne manque pas une occasion de relever le fait qu'elle ne soit pas jolie à son entourage. J'ai donc trouvé le personnage de Belle très réussi mentalement mais je déplore quelque peu le choix de l'auteure quant à son apparence physique. 
J'ai cependant adoré le personnage de la Bête qui est représenté à la perfection tout au long du roman. On sent sa dureté de caractère forgée, sans doute, par les très nombreuses années qu'il a passé enfermé seul dans son château enchanté à contempler un paysage qui ne changeait jamais et à n'avoir pour seule compagnie que des domestiques invisibles qui parlent une langue inconnue qu'il a du apprendre par lui-même. Mais si son mauvais caractère est la facette de sa personnalité qui nous est présentée en premier temps on découvre au fil des pages une Bête sensible qui ne demande qu'à être compris et apprécié plutôt que fuie. Les costumes majestueux qui étaient décrits au fil des chapitres m'ont parus tous plus beaux les uns que les autres soulignant le côté princier de cette Bête humanisée. J'ai donc énormément apprécié la manière dont l'auteure a choisi de le représenter physiquement également. 

     Si j'ai eu quelques soucis avec certains aspects du personnage de Belle, j'ai tout de même parfaitement retrouvé l'atmosphère à la fois inquiétante et magique du conte de Perrault dans cette réécriture. J'ai particulièrement apprécié le côté fantasy de l'histoire avec les jardins du château et la manière dont l'auteure les a utilisés afin de permettre au lecteur de comprendre la notion du temps et des saisons dans l'univers enchanté de la Bête. Les décors étaient également très travaillés par des descriptions détaillées mais suffisamment courte pour ne pas finir par être ennuyantes et la manière dont ils étaient présentés m'a rappelé l'adaptation de Jean Cocteau que j'affectionne particulièrement.
La relation qui se noue entre la Belle et la Bête au fil des pages apporte aussi le lot d'émotion qu'on attend d'elle. Si on comprend aisément la position de réserve de Belle face à cette Bête qui ne semble avoir rien d'humain, on ne peut s'empêcher d'être intrigué par le personnage de la Bête qui paraît cacher de nombreux secrets.
La fin du roman m'a quelque peu laissée sur ma faim, j'espérais secrètement en découvrir un peu plus sur "l'après transformation" mais l'auteure a choisi de laisser à l'imagination du lecteur le loisir d'imaginer ce que pourrait être la suite de ce roman et de ce conte légendaire. 

     Il y a dans la plume de Robin McKinley quelque chose qui transforme chaque situation apriori banale en quelque chose de somptueux, c'est exactement ce qui s'est produit dans le roman. L'histoire de cette jeune fille rêveuse qui se sacrifie et part vivre dans le château d'une Bête dont elle ne connait rien devient à la fois une grande aventure dans un château qui ferait pâlir Louis XIV de jalousie et en histoire d'amour pouvant rivaliser avec le romantisme de Roméo et Juliette. 
Sa manière d'écrire vous enveloppe peu importe la situation dans laquelle vous vous trouvez, vous serez comme happé dans l'aventure de Belle et concernée par ses interrogations comme si elle émanaient de votre cerveau. 
J'ai donc, vous l'aurez compris, adoré la plume de Robin McKinley et la traduction de grande qualité qui en était faite. Je me replongerais sans doute très vite dans un autre de ses romans. 

     Pour résumer brièvement mon avis à propos de cette réécriture je dirais simplement que j'ai été transportée du début  la fin par la plume de l'auteur et les personnages de qualité qui y sont dépeints malgré un petit bémol concernant Belle. Je vous conseille vivement ce roman si vous êtes comme moi fan de l'univers si particulier qui règne dans le château de la Bête et de la relation qui se construit entre les deux personnages principaux. 
Si vous êtes à la recherche d'une réécriture de qualité du conte de la Belle et la Bête qui modifie certains aspects de l'histoire sans pour autant la dénaturer, Belle est fait pour vous. Pour moi ce fut incontestablement un coup de cœur que je relirais certainement avec les mêmes étoiles dans les yeux.

Avez-vous lu ce roman ? Ou un autre de l'auteur(e) ? Qu'en avez-vous pensé ? Dites moi tout dans les commentaires ! 


Bonnes lectures ! xx.

lundi 19 décembre 2016

[CHRONIQUE #3] Le Nazi et le Psychiatre // Jack El-Hai

                               Une approche psychologique des hauts-fonctionnaires nazi                                




Auteur : Jack El-Hai ||
Date de parution : 18 Novembre 2013 ||
Édition : Pocket ||
Genre : Essai | Historique ||
Pages : 361
Prix : 7.80€ ||



"'Hitler était tout aussi normal, sous toutes ses facettes, que n'importe quel homme normal', avait confié Göring à Kelley. Un constat en soi assez effrayant."






Ils n'étaient pas des monstres, mais bien des hommes. Ils n'étaient pas atteints de démence, ils ont perpétré l'horreur en toute conscience. Pour être jugés lors du procès de Nuremberg, ils devaient d'abord être déclarés saints d'esprit. Cette analyse revient à Douglas Kellez, jeune psychiatre américain. Parmi les hauts dignitaires nazis, il va longuement s'entretenir avec Hermann Göring. Bien plus longtemps que ne lui impose sa mission. Le mal a cela de terrible qu'il fascine. Et y noyer son regard, c'est lui ouvrir la porte... L'historien Jack El-Hai s'est plongé dans les archives de ces analyses et entrevues. Une descente captivante dans les abîmes de l'humanité.


"Il [Kelley] a l'impression d'avoir affaire aux différents directeurs d'une grande entreprise, orphelins de leur PDG unanimement regretté, un certain Adolf Hitler. Une sorte de clique qualifiée par Kelley de "groupe cerveau", composée, autrement dit, des individus qui avaient façonnée l'idéologie et la politique nazies."




    J'ai plus ou moins longtemps hésité avant de me lancer dans l'écriture de cette chronique, le livre dont il est question étant un essai historique, mon mode de réflexion et d'écriture sur le sujet doivent inévitablement être modifiés pour coller au mieux au genre de cet œuvre. Mais j'ai finalement décidé de vous proposer mon avis, aussi imparfait puisse-t-il être. 
J'avais repéré Le Nazi et le Psychiatre il y a maintenant plus d'un an un jour que je trainais sans grande conviction dans les rayons de la Fnac, il avait attiré mon attention et je l'avais tout simplement ajouté à ma Wish-list. Le livre m'a donc été offert pour mon anniversaire et je dois avouer que je suis moi-même étonnée de l'avoir fait sortir aussi vite de ma PAL mais je n'en suis pas moins heureuse.
Ce qui m'avait attirée dans cet essai était tout d'abord le sujet qui était traité, certains d'entre vous le savent peut-être : je suis étudiante en deuxième année de psychologie, autant dire donc que le sujet me touche particulièrement. De plus l'idée de découvrir, tout en plongeant dans la relation spéciale entre le patient et le psychiatre, le fonctionnement moral de personnalités qui ont fait le nazisme m'enchantait plus que je ne saurais le dire.

    Douglas Kelley est un jeune psychiatre américain fraichement diplômé très ambitieux qui voit dans la proposition qui lui est faite de devenir le psychiatre des hauts dignitaires nazis comme un moyen de le propulser au sommet de sa carrière de psychiatre. Il accepte donc le statut de psychiatre des accusés de Nuremberg et se donne comme mission de découvrir s'il existe clairement de "syndrome nazi". Une sorte de maladie mentale commune aux accusés qui expliquerait l'idéologie qu'ils ont véhiculés pendant de longues années ainsi que les actes horribles qu'ils ont commandités durant leur temps au pouvoir. 
Parmi les nazis qui figurent sur le banc des accusés, Kelley va être particulièrement troublé par la personnalité de l'un d'eux. Hermann Göring, le bras droit d'Hitler qui est à l'origine de bien des horreurs commises par le IIIeme Reich dont la Nuit des longs couteaux, l'ouverture des premiers camps de concentration et l'élaboration des lois de Nuremberg pour ne citer que les plus marquants. La relation qui se noue entre les deux hommes est alors très inattendue quand on connait le passé de Göring. 

    Le personnage historique, bien que connu uniquement pour les atrocités qu'il a commises, de Hermann Göring est certainement une des figures présentées dans le livre les plus intéressante du point de vue psychologique, grâce aux longues heures que Kelley et lui ont passé ensemble on a accès à de très nombreuses entrevues retranscrites qui permettent d'essayer de comprendre le fonctionnement de cet homme qui s'est avéré être un monstre pour l'humanité. Ses agissements ne sont en aucun cas justifiables ou excusables cependant l'analyse qu'en a faite le psychiatre Douglas Kelley et la retranscription que nous propose Jack El-Hai permet de se renseigner sur la naissance du mal et de l'horreur. 
Si je n'ai pu que détester l'horrible personnage de Göring, j'ai largement apprécier Douglas Kelley. Je me suis largement reconnue dans son caractère et me suis donc beaucoup identifiée à lui tout au long de l'ouvrage. Sa personnalité ambitieuse et l'obsession qu'il développe tout au long du déroulement de l'histoire pour ces hommes politiques nazis et sa volonté sans faille de comprendre leur fonctionnement psychologique afin de mieux informer ses confrères et le reste de la population sur ce qui cause le basculement dans l'extrémisme d'une population entière m'a bluffée. J'ai réellement apprécier toute les facettes de sa personnalités.

     J'avais peur, en commençant le Nazi et le Psychiatre, de me plonger dans un essai historique bourré de termes techniques ou de rapports psychiatriques dénoués d'explications qui auraient pu le rendre accessible au grand public, cependant je fut surprise de constater que ce fut complétement l'inverse qui se produisit au fil de ma lecture. Les situations étaient clairement expliquées afin d'être comprises par le plus grand nombre et elle permettait de rendre le livre accessible à tous les fans d'histoires ou les avides de savoir qui souhaitaient en apprendre un peu plus sur la psychologie des dirigeants nazis. Les termes psychologiques sont également bien définis au fur et à mesure de leurs apparitions dans le rapport de Kelley ce qui évite au lecteur de devoir stopper sa lecture afin de chercher la définition d'une névrose hystérique ou autre psychose. 
L'autre énorme point positif de cet essai est sans doute la plume de Jack El-Hai, sa manière de rédiger et de présenter les faits relève plus de l'écriture de roman que d'écrit historique voire scientifique. Au fur et à mesure des pages on se croirait plus dans un roman historique comme les très excellentes trilogie de Ken Follet que dans un essai relatant des faits qui se sont réellement déroulés. Cette plume permet d'autant plus au lecteur de se plonger dans le récit du psychiatre.
La présentation du passé puis du futur de chacun des deux protagonistes principaux offre également au lecteur de percevoir au mieux la profondeur de leurs caractère et renforce également le côté roman de l'essai. Ainsi on suit le psychiatre dans la montée de sa carrière après son travail avec les accusés de Nuremberg. On accompagne également Göring tout au long du célèbre procès et après la sentence qui lui est infligée pour ses crimes abominables. 

     Pour finir je dirais simplement que la lecture de Le Nazi et le Psychiatre m'a apporté beaucoup de réponses par rapport aux criminels nazis et à leur fonctionnement psychologique pas si différent du notre. Le récit mêle psychologie et histoire et je le conseille vivement aux passionnés du sujet comme aux lycéens qui passeront cet été le bac car il y a dans cet essai beaucoup d'anecdotes qui leur permettront d'impressionner leur correcteur. 
J'ai passé un bon moment avec ce livre et je ne peux que vous inciter à le lire car il offre, en plus d'un voyage au cœur du fonctionnement psychique des Hommes, une belle leçon sur l'importance de rester vigilant face aux mouvements extrémistes qui pourraient naître dans notre société. 
En bref, une lecture très intéressante. 


Avez-vous lu ce roman ? Ou un autre de l'auteur(e) ? Qu'en avez-vous pensé ? Dites moi tout dans les commentaires !



Bonnes lectures xx.

jeudi 8 décembre 2016

[CHALLENGE] Cold Winter 2016


    C'est avec un peu de retard que je vous propose ma PAL pour le challenge annuel du Cold Winter, organisé cette année par Margaud de la chaîne et du blog Margaud Liseuse ainsi que par Moody de la chaîne et du blog Moody Take A Book. Ce rendez-vous initialement créé par Antonine du blog ChocolateReaders propose cette année aux lecteurs deux menus à thème en rapport avec l'hiver et les fêtes de fin d'année. 

    Afin de réaliser le challenge il vous suffit de lire au moins deux romans correspondant au thème d'un des deux menus proposés cette année. 
Cette année les deux menus thématiques sont les suivants :
  • Montagne enneigée : 2 livres dont la thématique principale est le froid, la neige ou l'hiver.
  • La magie de noël : 2 livres se déroulant durant la période des fêtes de fin d'année.
Pour ma part, c'est le menu Montagne enneigée qui m'a le plus séduite cette année et c'est donc en rapport avec celui-ci que j'ai décidé de mes lectures. 

    Ma PAL pour cette édition du Cold Winter, qui sera également ma première participation, se compose de :

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passer des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citadelle, capitale flottante du Pôle. A quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel.

En gare de Moscou, deux jeune gens s'aiment au premier regard. Femme d'un haut fonctionnaire, ornement de la société tsariste de son temps, Anna Karénine éblouit le frivole comte Wronsky, par sa grâce, son élégance et sa gaieté. A ce bonheur, à cette passion réciproque porteuse de scandale et de destruction, ils ne résistent pas longtemps. 

Prénom : Maeve. Profession : ange gardien. "Je ne peux pas sauver tout le monde, mais je peux essayer." Telle est la devise de Maeve. Alors forcément, lorsqu'une terrible tempête de neige amène à Valley Ridge une famille en détresse, elle n'hésite pas à lui offrir l'hospitalité. Déjà, elle n'a plus qu'une idée en tête : aider les Myers à se loger dans une jolie maison, remplie d'amour... avant Noël ! Hélas, si tout le monde dans la petite ville lui propose de l'aide, Maeve se heurte vite à Aaron Holder. Aaron, son nouveau voisin qui, non content de compromettre ses plans, ne semble absolument pas prêt à se laisser gagner par l'esprit de Noël...

Jessica attendait beaucoup de son année de Terminale : indépendance, liberté, fêtes... Elle n'avait certainement pas vu venir Lucius Valdescu ! Adoptée seize ans plus tôt en Roumanie, Jessica découvre avec stupeur qu'elle est fiancée à un prince vampire depuis sa plus tendre enfance, et qu'il a bien l'intention de réclamer sa promise. Séduisant, ténébreux, romantique, Lucius est persuadé que Jessica va lui tomber dans les bras. Malheureusement, la jeune fille a d'autres projets et pas la moindre envie de suivre un inconnu en Roumanie, tout prince vampire qu'il soit. 

    Vous l'aurez peut-être compris, je compte surtout sur Anna Karénine et Les Fiancés de l'Hiver pour respecter le plus possible le thème imposé par le menu que j'ai choisi, j'espère également réussir à lire ces quatre romans malgré ma participation tardive au challenge : rendez-vous à la fin du mois de Janvier pour découvrir si oui ou non j'ai réussi ce challenge !
    Cette année le Cold Winter Challenge a commencé le 01 décembre 2016 et se terminera le 31 janvier 2017, si vous souhaitez partager vos lectures dans le cadre de cet événement avec nous, rejoignez nous sur la page Facebook de l'événement. 


Joyeuses Fêtes et Bonnes Lectures xx.


[CHRONIQUE #2] Joyland // Stephen King

                              Énigme et tueur en série sur fond de parc d'attraction hanté                              



Auteur : Stephen King ||
Date de parution : 04 Juin 2013 ||
Edition : Le Livre de Poche ||
Genre : Horreur / Thriller ||
Pages : 400 ||
Prix : 7.30€ ||


"Le chien dressa les oreilles mais ne bougea pas. Il ne tourna même pas la tête, Il fixait juste la façade du train fantôme de Joyland. J'aurais même parié qu'il était en train de lire l'invitation dégoulinante et festonnée de fausses toiles d'araignées : 'ENTREZ SI VOUS L'OSEZ !'"







"Après une rupture sentimentale, Devin Jones, 21 ans, débarque l'été 1973 à Joyland, petit parc d'attraction sur le littoral de la Caroline du Nord. Il est embauché avec d'autres étudiants pour compléter l'équipe de forains, à la fois étrange et joyeuse. Sa rencontre avec un petit garçon doué de voyance, atteint d'une maladie grave, et surtout de sa mère, va changer la vie de Devin. Obsédé par le mystère du train fantôme soi-disant hanté par le spectre d'une femme égorgée 4 ans auparavant, le jeune homme se lance dans l'enquête. Un nouveau meurtre est-il possible ? Parviendra-t-il à l'éviter ? Une chose est sûre, l'aventure le changera à jamais... "



"Les gens trouvent que les premières amours sont tendres. Et jamais plus tendre que lorsque ce premier lien se brise... Il y a bien un millier de chansons pop et country à l'appui : des histoires d'imbéciles qui ont eu le cœur brisé. Le fait est que ce premier cœur brisé est toujours le plus douloureux, le plus long à guérir, et celui qui laisse la cicatrice la plus visible. Tendre, vous croyez ?"


   Je suis une grande fan du genre horreur/triller, je pense même pouvoir dire sans me tromper que c'est mon genre favoris avec le fantastique, j'aime sentir la pression étouffante d'un roman dont la fin tragique semble inévitable et dans lequel les personnages sont placés en face de leurs peurs les plus horribles. Aussi, lorsque j'ai découvert que le grand Stephen King, qui faisait déjà parti de mes auteurs préférés avant la lecture de Joyland, avait eu la merveilleuse idée d'écrire un roman qui mêle à un des scénarios d'horreur dont il a le secret l'atmosphère d'habitue festive d'un parc d'attraction, je n'ai pas su résister ! Je me suis donc procuré ce roman dès sa sortie en poche et ait patiemment attendu jusqu'à la saison d'halloween pour me plonger dans les pages sombres de ce roman à la couverture si prometteuse. 

    Joyland est un roman qui se déroule à l'été 1973, Devin est un jeune garçon de 21 ans qui étudie à l'université et jouit d'une vie parfaite : il a une petite amie dont il est follement amoureux, ses études semblent bien se dérouler dans l'ensemble et malgré son travail minable à la cantine de l'université il est heureux, cependant ce mirage de bonheur ne dure pas et lorsqu'il arrive à Joyland Devin est ravagé par la peine que lui cause sa rupture avec Wendy et se lance corps et âme dans son travail de saisonnier au parc d'attraction dans lequel il a té engagé : Joyland. 
Très vite, il va développer une véritable obsession pour ce parc et pour le mystère qui l'entoure. En effet une rumeur court selon laquelle une jeune femme, assassinée quatre ans plus tôt dans une des attractions du parc hanterait toujours les lieux et se montrerait de temps à autres afin de demander de l'aide aux visiteurs. A cette horrible histoire s'ajoute le fait que personne n'a jamais retrouvé l'assassin de la jeune femme qui a pourtant été pris en photo par les Hollywood Girls, de jeunes employées du parc, plusieurs fois le jour de sa visite à Joyland. 
Devin entend résoudre à tout prix le mystère qui entoure ce crime horrible, guidé par les prédictions d'une pseudo-voyante, les nombreux témoignages qu'il tente de recueillir et un petit-garçon gravement malade qui semble pouvoir l'aider à résoudre le mystère, Devin ne s'attend pas à découvrir ce qui va lui être révélé. 

    Le personnage de Devin est un des personnages les plus attachants de Stephen King à mes yeux, j'ai toujours du mal à me retrouver dans les personnages des romans de King et pourtant Devin est sans conteste un des personnages de romans dans lequel je me suis le plus retrouvée depuis longtemps. Il n'a que 21 ans au moment de l'histoire et son romantisme innocent m'a vraiment beaucoup plus, il est gentil par nature et non par intérêt et ne fait rien par anticipation, il agit simplement sur le moment sans vraiment se soucier des conséquences qui découleront de ses actes et c'est cette spontanéité qui m'a énormément séduite.  
J'ai également beaucoup apprécié le personnage de Annie qui représente à merveille la jeune mère célibataire perdue au milieu des problèmes que la vie lui a infligé. Elle tente par tous les moyens de prolonger la vie de son fils qui est gravement malade et à qui il ne reste pas de longues années à vivre. Malgré son autorité et la froideur qu'elle dégage au premier abord elle ne souhaite en vérité que le bonheur de son fils et tente tant bien que mal de se trouver elle aussi au milieu de cette situation désastreuse.
Mike, le petit garçon d'Annie est le personnage qui, des trois, pour lequel j'ai suscité le moins d'attachement malgré qu'il soit de loin le plus intéressant. J'ai trouvé sa force de caractère et sa maturité remarquable pour son jeune âge (11 ans) mais c'est cette avance sur son âge qui m'a empêchée de m'attacher à lui comme j'en aurait été capable si Stephen King avait laissé ressortir sa véritable mentalité de petit garçon handicapé de 11 ans qui ne rêve que de s'envoler loin de sa lourde vie en Caroline du Nord. Mais je comprend également très bien le choix de l'auteur car Mike n'est justement pas un petit garçon de 11 ans tout à fait ordinaire, lui aussi cache un secret qui sera une clé importante dans la résolution du mystère de Joyland. 

    Comme toujours, Stephen King se place, dans ce roman aussi, comme le maître incontesté du suspens et du genre d'horreur. Les personnages sont extrêmement bien développés et sont toujours introduit au moment le plus propice à leur apparition dans le scénario, l'auteur prend également bien le temps d'exposer leur passé avant de les faire avancer dans l'histoire ce qui permet au lecteur de se sentir vraiment proche des acteurs de l'intrigue et c'est ce qui me plait tant dans son écriture. 
En ce qui concerne le côté horreur du roman, je suis ravie de constater qu'encore une fois le roi de la littérature horrifique a visé juste dans son écriture. Les scène effrayantes du roman sont écrites de telle façon que le lecteur est happé par l'action à tel point qu'on en oublie tout ce qui nous entoure dans le seul et unique but de savoir si oui ou non les personnages vont sortir vivants de cette épreuve. Les longues descriptions du parc ainsi que de l'atmosphère pesante qui y règne lorsque les choses commencent à changer sont un vrai régal et permettent, elles aussi de s'immerger complètement dans l'univers étouffant de Joyland. 
Stephen King a également fait un réel effort de vocabulaire dans ce roman en utilisant beaucoup d'expressions propres à l'univers forains mais aussi certaines totalement inventées qui rendent le roman encore plus réaliste qu'il ne l'est déjà. 
De plus le roman, en plus de conter une histoire de peur gérée d'une main de maître, réussi le pari fou de placer au fil de ses pages de véritables réflexions sur la vie dans ce qu'elle a de plus profond : l'amour et la mort. Même si Stephen King est un adepte de la technique du narrateur vieux qui raconte une histoire qu'il a vécu dans sa jeunesse en y ajoutant toute sortes de réflexions sur ses agissements à l'époque, c'est dans Joyland que j'ai été le plus marquée par cette manière d'écrire. En plus d'offrir une magnifique vision de la vie telle qu'on la voit à 21 ans, Stepehn King nous fait également le plaisir de caser de magnifiques citations sur toute sortes de moments de la vie qui en séduiront plus d'un. 
Mais c'est le dénouement du roman qui m'a le plus séduite parmi toute les qualités que je viens de citer avant, le retournement de situation qui est présent dans l'histoire m'a profondément déstabilisée. Lorsqu'on apprend qui est le tueur en série qui a commis les atroces crimes qui ont coûtés la vie à plusieurs jeunes femmes dans divers parcs d'attractions, on ne peut que rester bouche bée face au génie de l'auteur et à son inventivité qui reste intacte malgré le grand nombre de romans qu'il a déjà à son actif. 

    Vous l'aurez donc compris, je conseille vivement Joyland à tous les amoureux de thriller/horreur qui sont à le recherche d'un grand frisson pour la période d'Halloween ou pas, après tout il n'y a pas de mauvaise période pour un roman de Stephen King ! La plume de l'auteur vous transportera dans les méandres d'un parc d'attraction qui cache un grand secret et dans lequel on n'aimerait pas se balader en pleine nuit. 
Si vous êtes à la recherche d'un roman qui vous fera frissonner de peur et dans lequel vous serez préoccupés du sort des personnages très attachants qui y sont dépeints, Joyland est fait pour vous. En tout cas pour moi ce fut un véritable coup de cœur. 


Avez-vous lu ce roman ? Ou un autre de l'auteur(e) ? Qu'en avez-vous pensé ? Dites moi tout dans les commentaires !


Bonnes lectures xx.

lundi 5 septembre 2016

[RDV] It's Monday ! What Do You Read ? #1

   
Rendez-vous créé par Mallou.

Chaque lundi, je répondrais dans ce rendez-vous à deux questions :
Qu'avez-vous lu la semaine dernière?
Qu'êtes-vous en train de lire en ce moment?
Qu'allez-vous lire ensuite? 
Etant une lectrice peu organisée et peu prévoyante, je choisis en règle générale mes lectures au moment où je les commence c'est donc pour cette raison que je ne peux pas répondre à cette troisième question... 






Diane a brusquement perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l'exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l'existence. Afin d'échapper à son entourage, elle décide de s'exiler en Irlande, seule.
Mais, à fuir avec acharnement la vie, elle finit par vous rattraper... 





Rentrée d'Irlande, Diane est bien décidée à reconstruire sa vie à Paris. Avec l'aide de son ami Félix, elle s'est lancée à corps perdu dans a reprise en main de son café littéraire. C'est là, aux "Gens heureux lisent et boivent du café", son havre de paix, qu'elle rencontre Olivier. Il est gentil, attentionné, et, surtout, il comprend son refus d'être mère à nouveau. Car elle ne peut se remettre de la perte de sa fille.
Bientôt, un événement inattendu va venir bouleverser les certitudes de Diane quant à ses choix, pour lesquels elle a tant bataillé.
Aura-t-elle le courage d'accepter un autre chemin ? 






Stephen Davis retrace en détail l'histoire palpitante de cette formation qui, des trottoirs de Sunset Strip, s'est hissé jusqu'au sommet, et est devenu le groupe le plus grand et le plus polémique de la planète.On apprend tout de la naissance de Guns N'Roses jusqu'à leur entrée dans le panthéon des dieux du rock, et ce en dépit des accusations de viol, de la drogue, et de leur appétit de destruction plus général, grâce à leur puissance brute. Avec un grand luxe de détails, Davis se penche sur Axl et sa volonté inébranlable de faire sortir .Chinese Democracy, ainsi que sur les aventures des autres Gunners, au sein de leurs nouveaux projets, comme Velvet Revolver.


Et vous? Que lisez-vous en lundi? Qu'avez-vous lu la semaine dernière? Qu'allez-vous lire ensuite? Partagez vos lectures avec moi en commentaire, je serais ravie de vous répondre!



jeudi 23 juin 2016

[CHRONIQUE #1] Les Insoumis - Tome 1 // Alexandra Bracken

     Pouvoirs surnaturels et personnages attachants sur fond de musique rock des années 70...     




Auteur : Alexandra Bracken ||
Date de parution : 2013 ||
Edition : Le Livre de Poche Jeunesse ||
Genre : Jeunesse | Dystopique ||
Pages : 506 ||
Prix : 6.90€ ||



"Parce qu’ils risquaient de découvrir que les chasseurs de primes et les FSP n’étaient pas les vrais monstres. Non. Le vrai monstre était assis sur la banquette du fond."






"Dans un futur proche, les adolescents sont décimés par un virus inconnu. Les survivants, dotés de pouvoirs psychiques incontrôlables, sont classés par couleur en fonction du danger qu'ils représentent, et parqués dans des camps. Ruby et quelques autres refusent cette fatalité et s'enfuient. Echapperont-ils à leurs poursuivants? Et surtout, parviendront-ils à maitriser leurs pouvoirs sans perdre leur âme?"


"Ma mère avait dit un jour que l'éducation était un privilège dont tout le monde ne bénéficiait pas, mais elle se trompait... Ce n'était pas un privilège. C'était notre droit. Nous avions droit à notre avenir."

    Avant toute chose, nous noterons le fait que je n'ai pas choisi la couverture de l'édition française du roman pour illustrer cet article pour la simple et bonne raison que cette dernière est immonde, l'image choisie est clairement affreuse et n'aide certainement pas à la vente du livre ! Cependant on dit toujours qu'il ne faut pas juger un livre par sa couverture et ce dicton ne pourrait s'avérer plus vrai que dans ce cas précis. Rares sont les romans pour lesquels je reste éveiller pratiquement la nuit entière, souhaitant désespérément connaître la fin de l'histoire, pourtant Les Insoumis m'a plus d'une fois volé mon sommeil.

    N'étant pas une grande adepte du genre dystopique qui gagne pourtant de l'ampleur dans le paysage littéraire de ces dernières années (notamment avec des sagas comme Hunger Games ou Divergente), je ne pouvais certainement pas partir plus négative quant à ce roman qui fut un achat que j'effectuais "par dépit" et pourtant quelle surprise ! Le scénario n'a rien de très original, certes, on retrouve une fois de plus le schéma classique de la société post-apocalyptique où rien ne va plus et où la jeune génération tente de survivre malgré l'oppression dont elle est victime. Ici cependant l'histoire prend bien, elle semble plausible et la plupart du temps les détails collent entre eux donnant ainsi un scénario auquel on croit facilement et dans lequel il est aisé de se projeter. On retrouve donc des adolescent qui développent des capacités surnaturelles et sont classés par couleurs allant des plus acceptables (Bleu : Télékinésie ; Verte : Intelligence Surdéveloppée ; Jaune : Contrôle de l'Electricité) aux plus dangereuses (Orange : Contrôle Psychique ; Rouge : Maîtrise du Feu). Ils doivent faire face à la répression mise en place par la génération précédente : les adultes, qui tentent de les exterminer en les plaçant dans des camps hostiles et délabrés que le gouvernement souhaite faire passer pour des endroits chaleureux où on essaie gentiment de soigner les adolescents.

    L'auteur introduit, tout au long de ce premier tome, des personnages plus vrais que nature tant leur psychologie est merveilleusement développée. Quel surprise de trouver des personnages si emplis de faiblesse et de doutes mais aussi de courage et d'intelligence, c'est sans doute ce développement moral parfaitement réussi qui donne à ce roman toute sa force et sa dimension réelle car, pour une fois, les ados dépeints dans le livre SONT des ados! Le personnage de Liam est divin, il réunit tous les aspects du parfait "fictionnal boyfriend", sa fragilité donne lieu à de nombreuses discussions romantiques  très bien dosées et sa détermination quant au renversement du pouvoir est absolument remarquable ; Chubs est également assez intéressant dans sa manière de réfléchir et d'agir pour que j'en arrive à avoir envie que l'auteur nous en dévoile plus sur son background (chose qui est assez rare chez moi pour un personnage secondaire de cet ordre) et enfin l'héroïne : Ruby est utilisée et développée à la perfection, elle allie un regard adulte sur la situation socio-politique avec une attitude tout à fait naïve face à ses sentiments amoureux ou la maîtrise de ses pouvoir ce qui donne lieu à une fragilité / dureté magistrale. Elle est parfaitement imparfaite ce qui la rend humaine, on est ici loin de l'héroïne typique qui apprend à maîtriser son pouvoir en quelques jours ; Ruby sait que son pouvoir peut faire des ravages car elle n'en connaît pas encre les limites et c'est ce doute permanent qui m'a tant plu chez elle. Son background est également parfaitement développé et j'ai hâte d'en connaître plus au sujet de son histoire.

    L'intrigue quant à elle se sépare en deux parties majeures dont je tairais les détails (afin d'éviter les spoilers), dans la première partie du roman on suit Ruby dans les camps où sont retenus les adolescents ayant développés les facultés surnaturelles qu'essaient de contrôler les adultes, on y découvre l'horreur du quotidien et on en apprend plus sur les pouvoirs qui sont développés par la génération de Ruby. L'auteure utilise donc ces camps afin de montrer au lecteur la peur que ressentent les adultes face à cette génération montante (au point d'enfermer leurs enfants dans ce qui rappelle étrangement les bâtiments de briques, symboles phares d'une des périodes les plus sombres de notre histoire ! ) mais elle permet également au lecteur de comprendre facilement la psychologie de base de chaque nouveau personnage qui est introduit dans le roman car tous sont passés par cette épreuve et y ont vécu le même traumatisme que Ruby. La seconde partie du roman nous introduit donc aux personnages secondaires avec lesquels Ruby va vivre ses aventures, puis on suit ces mêmes personnages dans leur quête désespérée d'un semblant d'ordre et de paix.
    Enfin j'ai beaucoup aimé le fait que l'auteure n'hésite pas à mettre ses personnages en danger, leur faisant frôler la mort plusieurs fois au cours du roman, n'épargnant pas un instant son lecteur. On passe son temps à avoir peur pour la survie de chacun et on sent la tension ressentie par les protagonistes à des kilomètres tant elle est bien retranscrite. Si Les Insoumis est un de mes premiers romans dystopiques c'est clairement un coup de cœur, Alexandra Bracken réalise un coup de maître avec ce premier tome et nous transporte sans le moindre effort vers des horizons où, personnellement, je ne serais peut-être pas allée sans son roman. De plus l'auteure a la merveilleuse idée d'insérer dans son roman quelques titres de chansons (type rock des années 1960/1970 >> Led Zeppelin ou les Beach Boys par exemple) permettant donc au lecteur d'accompagner sa lecture avec des titres qui se marient merveilleusement bien avec l'histoire. 
    Et puis la fin de ce premier tome, quelle fin! Autant vous dire que ce n'est certainement pas la tête pleine de réponses à vos questions que vous refermerez ce premier tome. Les questions fusèrent dans ma tête dès lors que j'eu terminé le roman et je brûle déjà d'impatience de connaître la suite et même le dénouement final de cette saga.
    C'est avec beaucoup d'attentes que j'attend donc le second tome de cette trilogie qui, je l'espère, m'apportera plus d'éléments de résolution en ce qui concerne l'avenir de Ruby, Liam, Chubs et Zu tout en gardant les points forts que j'ai cité plus haut.
    C'est donc un coup de cœur pour ce premier tome. Croisons les doigts pour qu'il se maintienne tout au long de la trilogie.


Avez-vous lu ce roman ? Ou un autre de l'auteur(e) ? Qu'en avez-vous pensé ? Dites moi tout dans les commentaires !


Bonnes lectures xx.



lundi 2 mai 2016

[BOOK HAUL #1] Mai 2016


Les Book Haul sont des récapitulatifs de tous mes achats livresques du mois.

    Aussi loin que je m'en souvienne, le mois de mai m'a toujours paru interminable (tout comme le mois de Juin) aussi je n'ai pas réellement l'impression que tous les achats que j'ai effectué ce mois-ci soient le résultats de seulement 31 jours d'une vie de lectrice. Le nombre de livres ayant rejoint ma PAL est donc, comme vous devez vous en douter, absolument indécent et je ne sais comment je m'y prendrais pour réduire celle-ci. Voici donc mes achats du mois de Mai 2016 :

    "Diana Bishop a renoncé depuis longtemps à un héritage familial compliqué pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu'au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : l'Ashmole 782. Elle ignore alors qu'elle vient de réveiller un ancien et terrible secret - un secret convoité par de nombreuses et redoutables créatures. Dont Matthew Clairmont. Un tueur lui a-t-on dit. Malgré elle, Diana se retrouve au cœur de la tourmente."





    "Une contrée paisible où vivent les Hobbits. Un anneau magique à la puissance infinie. Sauron, son créateur, prêt à dévaster le monde entier pour récupérer son bien. Frodon, jeune Hobbit, détenteur de l'Anneau malgré lui. Gandalf, le magicien, venu avertir Frodon du danger. Et voilà déjà les Cavaliers Noirs qui approchent..."







   "Douze jeunes élus, issus de peuples anciens. L'humanité toute entière descend de leur lignées, choisies il y a des milliers d'années. Ils sont héritiers de la Terre. Pour la sauver, ils doivent se battre et résoudre la Grande Enigme. Si aucun n'y parvient, nous sommes tous perdus. Ils ne possèdent pas de pouvoirs magiques, ils ne sont pas immortels, mais ils sont entraînés ! Traîtrise, courage, amitié, chacun suivra son chemin, selon sa personnalité, ses intuitions et ses traditions... Cependant, il n'y aura qu'un seul vainqueur. Ce qui sera, sera..."




  "Ecrivain new-yorkais, Thomas Nesbitt, reçoit à quelques jours d'intervalle deux courriers qui le replongent dans son passé : les papiers de son divorce après vingt-ans de mariage, puis le journal de son premier amour.
1984. Parti à Berlin pour écrire, Thomas arrondit ses fins de mois en travaillant pour Radio Liberty. Il rencontre Petra, sa traductrice. Entre eux, naît une passion dévorante. Peu à peu, Petra lui confie son histoire et le récit de son passage à l'Ouest. Thomas est bouleversé. Rien désormais ne semble pouvoir séparer les deux amants..."




    "Catherine Morland est une jeune femme qui ne connaît pas grand chose du monde. Un peu naïve, elle vit dans un pittoresque village où il ne se passe rien. Pour égayer sa vie, Catherine se perd dans les livres, surtout des histoires gothiques qui lui procurent de délicieux frissons. Quelle joie lorsque des amis l'invitent un jour à Edimbourg. Elle y rencontre Henry Tilney, le jeune propriétaire d'un domaine au nom prometteur : Northanger Abbey. L'imagination de Catherine s'emballe : une ancienne abbaye, des tourelles en ruine, des chambres secrètes, des fantômes... Elle est fascinée par Henry, mais ne peut pas s'empêcher de se demander si tout est réellement aussi parfait... Quels secrets dissimulent les hauts murs de Northanger Abbaye ?"


    "En 1919, un tueur en série s'attaque aux habitants de La Nouvelle-Orléans en laissant sur les lieux de ses crimes des cartes de tarot. La panique gagne peu à peu, on évoque le vaudou, les rivalités ethniques sont exacerbées. Un policier, Michael Talbot, un journaliste, John Riley, une jeune secrétaire de l'agence Pinkerton, Ida, et un ancien policier tout juste sorti de prison, Luca D'Andrea, vont tenter de résoudre l'affaire. Mais eux aussi ont leurs secrets... Alors qu'un ouragan s'approche de la ville, le tueur, toujours aussi insaisissable; continue à sévir. Le chaos est proche."




   "Gwendolyn est une ado comme les autres. Bon, d'accord, il lui arrive de voir des fantômes dans les couloirs de son lycée. Et puis, oui, c'est vrai, certains membres de sa famille peuvent voyager dans le temps. Mais aucune famille n'est parfaite ! D'ailleurs, Gwendolyn ne se sent pas vraiment concernée. C'est sa cousine qui est censée développer cette capacité. Sauf qu'un jour, Gwen est prise de vertiges et s'évanouit. Quand elle se réveille, tout semble bizarrement vieux. Comme si elle avait débarqué dans un autre siècle..."




    "Sydney, 22 ans, a tout pour elle : le mec parfait, Hunter, un bel avenir et un superbe appart' en coloc avec sa meilleure amie. Jusqu'au jour où, grâce à Ridge, son mystérieux voisin musicien, elle tombe de haut : Hunter la trompe dès qu'elle a le dos tourné. Sydney décide alors de tout plaquer. Faute de moyens, elle est hébergée par Ridge. Ensemble, ils composent des chansons. Elle vibre lorsqu'il lui joue ses magnifiques mélodies à la guitare. Mais le cœur de Ridge est pris depuis bien longtemps. Pourtant, de son côté, il ne peut ignorer la force silencieuse qui le pousse vers Sydney. Ensemble, ils vont comprendre que les sens ne peuvent jamais trahir le cœur..."   



    "Clary n'en croit pas ses yeux. Elle vient de voir le plus beau garçon de la soirée commettre un meurtre. Et, détail terrifiant : le corps de la victime a disparu d'un seul coup ! Mais le pire reste à venir... Sa mère a été kidnappée par d'étranges créatures et l'appartement complétement dévasté. Sans le savoir, Clary a pénétré dans une guerre invisible entre d'antiques forces démoniaques et la société secrète des Chasseurs d'Ombres... Une guerre dans laquelle elle a un rôle fatal à jouer."